samedi, 21 novembre 2020 16:38

Macron sur les excuses aux Algériens: pas sur la table Featured

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Le président français Emmanuel Macron a déclaré vendredi que s'attaquer à la crise de la mémoire avec l'Algérie, c'était incarner la réconciliation et non s'excuser pour les crimes de l'ère coloniale.
 
Dans une interview accordée au magazine français "John Afrique", Macron a répondu à une question sur l'étendue de la volonté de Paris de s'excuser auprès de l'Algérie, en déclarant: "Pendant des décennies, la France a pris plusieurs mesures unilatéralement sur cette question et la question n'est pas en excuse", selon le journal algérien Al-Shorouk.
 
Il a ajouté: "L'historien Benjamin Stora, qui me rendra compte en décembre, ne soutient pas cet argument, et ce qu'il faut faire, c'est faire un travail sur l'histoire et réconcilier les deux souvenirs. Nous devons voir l'histoire devant nous".
 
Il a ajouté: "Pour moi, je veux être avec la vérité et la réconciliation, et le président Tebboune a confirmé sa volonté de faire quelque chose de similaire."
 
La France a commis de nombreux crimes lors de sa colonisation de l'Algérie contre le peuple algérien, et l'indépendance de l'Algérie lui a coûté plus d'un million de martyrs.
 
Samedi 31 octobre, Abdel Majid Sheikhi, un conseiller du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a accusé la France de fabriquer du savon et du sucre à partir des os d'Algériens qu'elle a tués lors de sa colonisation de l'Algérie.
 
Cheikhi, consultant à Tebboune, a déclaré au dossier mémoire que les obstacles que la partie française a placés devant la récupération des archives algériennes avaient plusieurs raisons, dont la plus importante était la peur de découvrir des crimes qui terniraient l'image de la France, notamment la question du transfert des ossements d'Algériens à Marseille pour fabriquer du savon et du sucre.
 
Sheikhy a déclaré que la société française "porte toujours le nœud de son passé colonial", ce qui fait de la question des archives une question très sensible, car elle "permettra de divulguer tout ce qui s'est passé pendant cette étape déshonorante de son histoire, ce qui la pousse à essayer de l'effacer de toutes les manières".
 
Cheikhy affirme que pour le colonialiste français, l'Algérie était "un véritable champ d'expérimentation pour les pratiques brutales qu'il appliqua plus tard dans d'autres colonies, notamment africaines, qui souffraient de la traite des esclaves dans laquelle étaient impliquées des personnalités de la société française, toutes méthodes documentées dans les archives".
 
Tout cela, selon mon cheikh, «ternirait la réputation de la France et l'image qu'elle tente de promouvoir en tant que pays civilisé fondé sur la démocratie et le respect des droits de l'homme».
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